Mincir grace au curcuma (et autres bienfaits du curcuma sur la santé)

Parfois confondu avec le gingembre lorsqu’il est sous sa forme rhizomique, le curcuma s’en distingue d’abord par sa couleur puis son goût et ses propriétés.

Le curcuma

Le curcuma est une plante très utilisée dans la cuisine et médecine orientale. Il est une des principales épices du curry indien et est depuis longtemps utilisé en Asie pour conserver les aliments et leurs qualités gustatives et nutritionnelles. Le mukhavas est un alicament indien : c’est un mélange d’épices, dont le curcuma, pris en fin de repas pour améliorer la digestion. Dans nos pays oxydants, on retrouve la curcumine comme colorant alimentaire E100.

En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l’Inde), de même que dans les médecines traditionnelles de la Chine, du Japon, de la Thaïlande et de l’Indonésie, le curcuma est utilisé pour stimuler la digestion, notamment parce qu’il augmente la sécrétion biliaire.

Sa composition n’a été qu’éclaircie ces dernières années : les curcuminoïdes composent le curcuma à 90%. Ce sont des antioxydants puissant qui expliqueraient l’usage traditionnel de conservateur et l’usage traditionnelle en médecine chinoise ou ayurvédique qui le préconisent pour les inflammations rhumatismales ou menstruelles mais aussi en externe pour aider à la cicatrisation.

Quels effets sur la santé ?

D’un point de vue clinique, les données scientifiques sont encore bien trop peu nombreuses et centrées sur la curcumine bien souvent. Elles ont été obtenues avec des groupes ne dépassant pas 25 personnes dans le meilleur des cas. Toutefois, les résultats sont prometteurs et augurent que la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse du risque de cancer, en particuliers des voies digestives et chez les fumeurs.

Un effet sur les polypes intestinaux semble être reconnu, en association avec de la quercétine. Les scientifiques s’intéressent également aux bienfaits du curcuma dans la chimiothérapie contre le cancer. Bien que la curcumine, un des composants des curcuminoïdes, fusse efficace in vitro, elle est relativement peu biodisponible car, pour un même dosage chez l’humain, la fraction absorbée par les intestins est rapidement transformée par le foie et éliminée.

L’OMS reconnait le curcuma comme un remède possible aux troubles digestifs (maux d’estomac, dérangements intestinaux, lourdeur, perte d’appétit). Enfin pour les maladies inflammatoires (maladies chroniques comme la pancréatite, arthrite, intestinales), des études, aux données certes éparses, reconnaissent que des doses de 2 g par jour de curcuma pendant 6 semaines ont produit des effets comparables à l’ibuprofène (800 mg par jour) sur des personnes souffrant d’arthrose.

Comment consommer le curcuma ?

Les traditionnels bienfaits du curcuma semblent s’observer lorsque celui-ci est ingéré sous forme d’épices dans un milieu gras : comme les vitamines liposolubles par exemple, l’huile permet au corps d’absorber ses composants. Le cari ou curry peut être une source potentielle de curcuma mais les quantités de curcuma peuvent être très variables. Dans les lieux où les effets positifs ont été constatés sans que l’on explique autre que par une consommation de cette épice, il semble que cela la consommation du curcuma dans son ensemble dans le cadre de l’alimentation plus qu’un de ses quelconques composants isolés (curcumine ou tumérine).

Dans le cadre de troubles digestifs, une dose de 250 mg (jusqu’à 400 mg par prise) 4 fois par jour est gage de réussite du traitement. Ce qui est parfois difficile à atteindre uniquement par les épices.

Si on souhaite utiliser des suppléments alimentaires pour arriver à ce dosage, il privilégier les extraits qui contiennent de la broméline ou de la pipérine (ingrédient piquant du poivre), des substances qui améliorent l’absorption de la curcumine et prendre le curcuma en mangeant.

Pour être complet, il faut savoir que les effets du curcuma et de la curcumine peuvent s’ajouter à ceux de médicaments ayant un effet anti-inflammatoire.

Par ailleurs, on ne connaît pas les effets à long terme de telles doses qui pourraient, dans certains cas, avoir des effets indésirables importants et il faut éviter de prendre beaucoup de curcuma chez la femme enceinte.